Texte Libre

     
Notre espace de discussion est désormais ouvert
Rejoignez-nous au manoir de Merlin.

 

Mardi 30 octobre 2007


 
Les forêts ont toujours fait parties du quotidien de l’homme. Pour ceux qui savaient exploiter les plantes qui s’y trouvaient, la forêt était la source dans laquelle étaient puisées les matières premières. Elles étaient utilisées tant pour la cuisine courante (plantes comestibles, fruits, gibier) que pour la préparation des remèdes. En ce qui concerne ces derniers, il faut noter que la préparation de certaines médications nécessitait un savoir qui était réservé à une certaine élite qui assumait également d’autres fonctions sociales importantes. Si les "sorciers" se contentaient d’être une sorte d’ "homme-médecine" la fonction de druide, quant à elle, incluait la fonction "d’intermédiaire" en le monde commun et le monde qualifié de "divin". Les druides fabriquaient leurs bâtons à partir de rameaux de frêne et vénéraient cet arbre pour ses vertus curatives. Selon certaines sources, les sorciers du Moyen-âge savaient, par exemple, que l’Orme était capable de guérir diverses maladies cutanées, dont la lèpre, et que son écorce permettait de concocter des remèdes contre les rhumatismes. 
 Dans l'ancien temps, il existait certaines croyances "homéopathiques"; les enfants aux membres faibles devaient passer au travers des frênes fendus en deux et dont on liait les parties ensemble. Si l'arbre repoussait avec vigueur l'enfant était guéri. On dit également que le Sapin empêchait la foudre de tomber et conjurait les mauvais sorts. Durant le mardi gras, en Allemagne, on flagellait autrefois les femmes avec des branches de cet arbre dans le but de leur permettre d'avoir des enfants. D'autre part, certaines amulettes en étaient faites pour faire battre le cœur de l'homme qui est désiré. 
Jadis, la forêt était une source de crainte par ce qu'elle était un lieu où les attaques de voyageur était monnaie courante. En effet, celle-ci permettait une retraite rapide et offrait un gîte sûr pour les hors-la-loi et les loups. Bref, on pouvait s'y cacher facilement. Les craintes des braves gens ont donc longtemps alimentés l'imagination des hommes. Les faits réels, déformés au fils du temps, devinrent les histoires que rapportent les diverses traditions orales ou écrites que nous connaissons. Selon ces traditions, les forêts hébergeraient des fées, des ogres, des lutins ou d’autres créatures fantastiques tel que des licornes. Les contes et les légendes de nos jours, parfois inspirées de ceux d'antan, l’utilisent énormément à la fois comme lieu de mystère et comme lieu de confinement ;
 "Blanche neige" qui s’y est exilée, le petit "Poucet" qui s’y est perdu et "Peau d’âne" qui s’y est cachée. La liste serait longue… . Tout comme les contes de fée, la mythologie ne manque pas non plus de citer la forêt ; que ce soit celle où la Fée Viviane et l'Enchanteur Merlin se rencontrent, ou que ce soit la forêt mythique d’Avalon où le Roi Arthur sortit l'épée "Excalibur" d' un rocher. L'arbre, et par extension la forêt, est sans conteste l'un des supports symboliques les plus importants et le plus connu du grand public.Des mythes similaires existent chez tous les peuples, Celtes, Germains, etc.…
Les Romains et les Grecs, entre autres, connaissaient bien des arbres de leur entourage. À la plupart, ils vouaient un culte qu'ils justifiaient en leur attribuant une incarnation divine ;
 
Aubépine  ;  Arbre dédiée à Maïa, mère d'Hermès, fêtée en Mai (de "Maïa"). Anciennement maléfique, elle est devenue l'arbre de la Vierge pour les chrétiens. L’aubépine est le symbole de la chasteté exagérée. Sa fleur est symbole d’érotisme. Dans le calendrier Celtique l’aubépine correspond à la couronne australe (07 décembre au 16 décembre). 
Aulne ; Arbre des Morts et du dieu Cronos. Les teintures tirées de son écorce (rouges) ses inflorescences (vertes) et ses rameaux (brunes), en font les symbole du Feu, de l'Eau et de la Terre. C’est l’ arbre de la résurrection ;. Son caractère funeste est récent. Dans le calendrier Celtique l’aulne correspond à la constellation du loup (07 novembre au 16 novembre).
Bouleau ; Les verges de bouleau ont été utilisées pour la flagellation et la « purification » des condamnés ; elles entouraient la hache symbolique des licteurs romains. L'arbre de la féminité, de la lumière et de la pureté
C'était l'arbre majeur des shamans de Sibérie qui est vénéré par tous les peuples nordiques. On lui prête les attributs suivants ; Délicatesse, pureté et lumière. Dans le calendrier Celtique le bouleau correspond à la constellation du serpent (18 septembre au 27 septembre). 
Buis ; Comme l’indique son nom « Buxus sempervirens » c’est un arbre au feuillage persistant. Le buis une extraordinaire longévité car il peut vivre jusqu'à six cents ans. Dans le calendrier Celtique le buis correspond à la constellation de l’autel (27 novembre au 06 décembre). 
Cerisier ; Son nom vient de Cerasus, ville d'Asie mineure. Lucullus, général romain de profession et gastronome à ses heures perdues, profitait de ses campagnes pour dénicher des épices rares et des fruits insolites. C'est ainsi qu'il rapporta la cerise d'Asie Mineure en Italie. Dans le calendrier Celtique le cerisier correspond à la constellation du chasseur (25 mai au 05 juin). 
Charme ; Le charme symbolise le bon goût. Dans le calendrier Celtique le charme correspond à la constellation de la lyre. L’étoile de Véga en fait partie (17 décembre au 26 décembre). 
Châtaignier ; La châtaigne était le "gland de Zeus". Anciennement gravées dans le bois ou dans la pierre. Le châtaignier correspond à la rune nommé « Wunjo » (ou winja, wynn, vend).
Dans le calendrier Celtique le châtaignier correspond à la constellation de la baleine (05 mars au 14 mars). 
Chêne ; Arbre de Zeus, dieu du tonnerre. Des couronnes de chêne étaient confectionnées afin d'honorer les guerriers valeureux. Egalement arbre de Jupiter, dieu du tonnerre (Jupiter), il était également assimilé au dieu de la foudre. C'est également l'arbre de Donar, chez les Germains. Dans le calendrier Celtique le chêne correspond à la constellation du triangle (15 avril au 24 avril). Pour les Celtes, c’est également l'arbre de la vérité ; Il est antique et sage et a un vieil esprit. Le chêne est un arbre important pour les druides ; Le gui qui y a élu domicile a beaucoup de propriétés « magiques ». Il symbolise également le mariage entre le dieu et la déesse. Si l’on danse autour de cet arbre et si l’on porte certaines de ses feuilles, cela est présage d’un long et heureux mariage. 
Cognassier ; Cet arbre est, entres autres dédié à Shiva. Son nom vient de La Canée (ville de Grèce). Les Grecs et les Romains faisaient du vin ou de la confiture de coing avec du miel. Il était symbole d’amour et de fécondité. Le coing servait de don nuptial et est astringent. Dans le calendrier Celtique le cognassier correspond à la constellation du centaure (28 août au 09 juin). 
Cornouiller ; Une décoction du rhizome (racine), frais ou séché aide au bon fonctionnement des reins, à combattre la fièvre et à soulager les rhumes. Dans le calendrier Celtique le cornouiller correspond à la constellation du dragon (28 octobre au 6 novembre). 
Coudrier ; C’est l’arbre sacré des muses. Les baguettes des fées, comme celles
des sourciers dont en Coudrier. Il est symbole dela science, du savoir et de la sagesse. 
Cyprès ; Un chasseur nommé Cyparisse, ami d'Apollon, tua sa biche par erreur. De chagrin, il se métamorphosa en cyprès. Dés lors, les cyprès veillent sur les morts. La flèche d'Éros était en cyprès. Le Cyprès était consacré à Hadès, dieu des morts. De son bois, on faisait les cercueils des guerriers morts pour la Patrie. Le bois de cyprès, imputrescible, était utilisé pour confectionner les charpentes des temples.
La tradition recommandait de planter un cyprès à la naissance d'une fille. À son mariage, l'arbre est abattu et exploité. Dans le calendrier Celtique le cyprès correspond à la constellation du petit cheval (14 février au 23 février). 
Épicéa ; Dédié à Artémis, déesse de la Lune et de la vie sauvage, protectrice des femmes qu'elle assiste aux accouchements. L'épicéa est l'arbre de la naissance (tradition reprise avec l'arbre de Noël). Voir ci-après le Sapin. Dans le calendrier Celtique l’épicéa correspond à la constellation du héros solaire (05 mai au 15 mai). 
Érable ; Dédié à Phobos, dieu de l'Épouvante. Dans le calendrier Celtique l’érable correspond à la constellation du poisson austral (04 février au 13 février). 
Figuier ; Arbre de Dyonisos et de Priape, dieu de la fécondité. En Egypte il était le symbole de la fécondité. Adam et Eve se vêtiront des feuilles de cet arbre (Genèse). Dans le calendrier Celtique, le figuier correspond à la constellation du grand chien (26 juin au 05 juillet).                          
Frêne ; Arbre d’ Odin associé, également, à Poséidon, dieu de la mer et des séismes. Pour les Germains et les Scandinaves, le frêne est l'arbre fondateur et l'axe du monde ;l’Yggdrasil reliait le ciel à a terre. Il supporte la voûte céleste et prend racine dans la Sagesse. Les Slaves attribuent au frêne le pouvoir de repousser les serpents : on peut se reposer à son ombre sans crainte. Dans le calendrier Celtique, le frêne correspond à la constellation de l’aigle (27 décembre au 05 janvier). 
Genévrier ; Son nom du Celte "juneprus acre" à cause de la saveur de ce fruit.Poursuivie par les soldats d'Hérode, Marie et Jésus trouvèrent refuge entre les branches du genévrier. Dès lors, il est devenu le symbole de l'asile. Dans le calendrier Celtique, le frêne correspond à la constellation du corbeau (07 septembre au 17 septembre). 
Gui ; Il permettait aux femmes d'avoir beaucoup d'enfants et aux récoltes d'être abondantes. Si l'on mettait une boule de gui sur la porte, cela protégeait la maison des mauvais sorts car, en Celte, le mot "gui" veut dire "guérit tout". Dans le calendrier Celtique, le gui correspond à la constellation du cocher ( 06 juin au 15 juin). 
Hêtre ; Pour les druides d'Irlande, il représentait la connaissance écrite, symbolisée par des signes. Cet arbre est connu pour ses vertus contre les affections pulmonaires, les fièvres, les rhumatismes,…. Dans le calendrier Celtique, le hêtre correspond à la constellation du lièvre (16 mai au 25 mai). 
Houx ; Arbre de la Vie, parce qu'il mûrit en hiver. Considéré parfois comme diabolique, il symbolise la persistance de la vie ; Ses fruits présents au cœur de l'hiver. Il ne faut pas en consommer en raison du fait que ses baies sont très toxiques; elles contiennent de la théobromine. 
If ; Arbre dédié à Hécate, gardienne des Enfers. Dans le calendrier Celtique, l’if correspond à la constellation du vaisseau (07 août au 17 août). 
Laurier ; Arbre d'Apollon. Le demi-dieu s'éprend de la nymphe Daphné, qui lui échappe en se transformant en laurier. Le nom grec du laurier est Daphne. Aux Jeux pythiques, à Delphes et en souvenir du serpent Python qu'Apollon terrassa, les vainqueurs recevaient une couronne de laurier. 
Marronnier ; Le marronnier (d’Inde) n’est pas originaire d’Inde mais des Balkans et d’Asie mineure. Aesculus Hyppocastanum, du latin hippo (cheval) et castanum (marron), le marronnier permettait autrefois de nourrir les chevaux avec des marrons, qu'il fallait auparavant broyer et faire cuire pour en éliminer les composés toxiques. Dans le calendrier Celtique, le marronnier correspond à la constellation de la grande ourse (6 juillet au 16 juillet). 
Mélèze ; Même l'oiseau s'en écarte, et pour cause : il est le seul conifère à perdre ses feuilles à l'automne; les oiseaux n'y trouvent donc aucune protection. Dans le calendrier Celtique, le mélèze correspond à la constellation du dauphin (25 janvier au 03 février). 
Micocoulier ; Selon les écrits anciens, on cultivait petits pois, pommes de terre et fèves au pied des micocouliers. C'est un des arbres dont ont fait les fouets en Catalogne. Dans le calendrier Celtique, le micocoulier correspond à la constellation du bouvier (18 septembre au 27 septembre). 
Myrte ; Arbre d'Aphrodite. Ses baies sont appréciées par les buveurs qui leur attribuent le pouvoir de retarder l'ivresse. Les Grecs anciens craignaient que l'ivresse ne rende fou à vie.L’ "olvalis corona" est une couronne de myrte. Elle était portée par ceux qui faisaient leur entrée dans la ville avec les honneurs de l'ovation, lorsque la guerre n'était pas déclarée ou qu'elle s'était terminée sans effusion de sang. 
Néflier ; Dans le calendrier Celtique, le néflier correspond à la constellation du cheval ailé (dite de Pégase) (24 février au 04 mars). 
Noisetier ; Dans le calendrier Celtique, le noisetier correspond à la couronne hyperboréenne (08 octobre au 17 octobre). Selon la superstition Basque, des croix de laurier béni, d'aubépine et de noisetier protègent bêtes et récoltes. 
Noyer ; Chez les Grecs, il est consacré à la divinité de la mort Kar ou Ker. on racontait qu’il servait de “salon des dames” aux sorcières qui, la nuit tombée, venaient danser autour. Dans le calendrier Celtique, le noyer correspond à la constellation du petit chien (17 juillet au 26 juillet). 
Olivier ; Arbre d'Athéna, déesse de la guerre et protectrice d’Athènes. Symbole de chasteté, Athéna remporta le concours sur Poséidon. Elle offrit pour cela cet arbre à la ville d'Athènes. Héraclès en a planté à Olympie et utilisait une massue en olivier. Aux Jeux Olympiques (à Olympie, donc), on décernait des couronnes de branches d'olivier. Les médailles n'existaient pas. 
Orme ; Arbre d'Oneiros, dieu des songes et de la nuit, fils d'Hypnos (dieu du sommeil) et frère de Thanatos (le trépas). Dédié également à Hermès. Les fruits ailés accompagnaient les âmes des défunts devant le juge suprême. Dans le calendrier Celtique, l’orme correspond à la constellation de la Reine (05 avril au 14 avril). 
Peuplier blanc ; La nymphe Leuké, convoitée par Hadès, lui échappa en se métamorphosant en Peuplier blanc qui est devenu l'arbre de la résurrection. Son nom provient de l'ancien français "Poplie" (qui a pour origine latine le mot "Populus" qui signifie "le peuple "). La légende dit que c'est l'arbre du peuple puisque ce serait sous des peupliers que se prenaient, autrefois, des décisions importantes. Dans le calendrier Celtique, le peuplier correspond à la constellation de l’homme terrestre (28 septembre au 07 octobre). 
Pin ; Arbre de Poséidon en raison du fait qu'il pousse en bord de mer. La nymphe Pithys, convoitée par Pan, lui échappa en se métamorphosant en Pin noir. Aux Jeux isthmiques de Corinthe, les vainqueurs reçoivent une couronne de pin. Son bois sert aux bateaux de commerce. De la résine on extrait, soit le calfat pour rendre étanche les coques de bateaux, soit un additif qui conserve les vins tout en les aromatisant. Dans le calendrier Celtique, le pin correspond à la constellation de la l’homme - serpent (17 novembre au 26 novembre). 
Platane ; Son nom proviens du grecque "platanos".C’est le symbole de la régénération car son écorce se régénère, par plaques, comme la peau du serpent. Il servit à construire le cheval de Troie. 
Poirier ; Son nom proviens du Celte "peren" signifiant "poire".C’est le symbole de deuil en Chine par la blancheur et l’existence éphémère de ses fleurs.Dans les rêves, la poire est un symbole érotique. Dans le calendrier Celtique, le poirier correspond à la constellation de la princesse enchaînée (25 mars au 4 avril). 
Pommier ; Arbre solaire ( dû à la forme du fruit) et fruit de l'immortalité.On peut aisément faire le rapprochement avec le mythe de la pomme du jardin d'Eden (Adam et Eve) car la pomme est, entre autres, le symbole du savoir et de la connaissance des choses. Selon certains, peut-être s’agit-il d’une invention, elles seraient au nombre de 12 sur l’arbre de vie..C’est le gardien de la sagesse et signe de l'âme. Freya, la déesse de la sagesse marche par le ciel distribuant les pommes d'or aux dieux. Les pommes leur donneront le cadeau de la sagesse et de la compréhension. Les pommes d'or sont, quant à elles, le symbole de la connaissance des choses occultes. Pomone est la déesse des fruits. Héraclès chercha des pommes au Jardin des Hespérides. Dans le calendrier Celtique, le pommier correspond à la constellation du cygne (15 janvier au 24 janvier). 
Prunier ; Arbre de Esus ou Nuada qui symbolise l’enseignement. Les épines du prunier symbolisent les écueils à franchir et sont aussi comme les flèches du sorcier. La baguette magique qui est réalisée en bois de prunier est une des meilleures qui puisse être en magie. Dans le calendrier Celtique, le prunier correspond à la constellation de la flèche (06 janvier au 14 janvier). 
Sapin ; Dans la mythologie Celte, le sapin (et surtout l’épicéa) est l’arbre de l'enfantement. Druantia, la Reine des druides, est mère du calendrier des arbres. Elle procure la fertilité, la passion, le bien être dans les relations sexuelles, la connaissance et la créativité. Dans les pays scandinaves, le sapin illuminé était symbole de continuité, de permanence et de renouveau. L’arbre de Noël représenterait l’arbre du Paradis ou l’arbre de la faute (consacré à Adam et Eve). Dans le calendrier Celtique, le sapin correspond à la constellation de la petite ourse (16 juin au 26 juin). 
Saule ; Arbre de la sorcellerie. Ses propriétés favorisent la guérison des insomnies et des angoisses, et modèrent les ardeurs sexuelles. Il symbolise la Lune,la Femme et l'Eau.Dans le calendrier Celtique, le saule correspond à la constellation de l’hydre (27 juillet au 6 août). 
Sorbier ; Le bois du Sorbier servait de talisman pour se protéger  de la foudre, des démons et des puissances infernales. C'était la demeure de la nymphe "Pihlajatar". C’est l’arbre de la vie lié à la divination et à l'ambre. Dans le calendrier Celtique, le sorbier correspond à la constellation du chaudron (18 août au 27 août). 
Sureau ; Ses baies sont une nourriture des dieux. Arbre de la malédiction et de la condamnation (Il est associé au nombre 13). Il était considéré parfois comme don des dieux. Dans le calendrier Celtique, le sureau correspond à la constellation du Roi (15 mars au 24 mars). 
Tilleul ; La nymphe Philyie conçut du père de Zeus un enfant monstrueux, et, de honte, se métamorphosa en tilleul. Son fils, le centaure Chiron, format plusieurs héros grecques. Dans le calendrier Celtique, le tilleul correspond à la constellation du fleuve de vie (25 avril au 4 mai). 
Vigne ; Arbre consacré à Osiris et Dionysos (dieu de la vigne). Certains historiens attribuent les premières plantations de vignes de Bourgogne à la tribu Celte des "Eduens". La vigne est associée à la joie, à l'emportement et à l'ivresse.
 
Pour beaucoup de peuples de l'antiquité, les arbres parlent et sont habités par des esprits bienfaisants. Les Dryades étaient des Nymphes qui habitaient les arbres, surtout les chênes ( de l'ancien nom du chêne dry, dru ). Elles vivaient longtemps, mais n'étaient pas immortelles pour autant. Il existait aussi des Hamadryades. La différence étant que les Dryades avaient une vie indépendante de l'arbre qu'elles habitaient, alors qu'une Hamadryade mourait avec l'arbre.
Chez les Celtes, nombreuses sont les transformations d'hommes en arbre, tout comme chez les Grecs dans leurs mythologies. Il est, en pays Celte, une bataille restée célèbre dans l'épopée des héros. C'est la fameuse Bataille des Arbrisseaux où Gwyddyon et ses hommes se transformèrent en arbre, ceci pour se constituer une armée invincible. Il n’est pas illusoire de croire que ce type de légende a perduré jusqu’à nos jours. En effet, on peut aisément redécouvrir le mythe Celte d'hommes transformés en arbres dans la trilogie du "Seigneur des Anneaux", écrite par J. R. Tolkien. Les "Ents", créatures en forme d'arbres, ne contribuent-ils pas à la destruction des deux tours ?
par Spectre publié dans : Contes et légendes communauté : Littérature Jeunesse
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 29 octobre 2007

Comment le Frère convers ne détacha pas les chiens.



 




Lorsqu’un jour Renard entra dans la foret, il se trouva en présence de deux de ces demi-paysans et demi-valets qui, par charité ou pour quelque revenu, obtenaient la faveur de vivre de la vie des moines, qu'il servaient ou dont ils gardaient les terres et les courtils. On les désignaient sous le nom de "Frères convers" ou "convertis à la vie monacale". Ils étaient de gens peu considérés et qui méritaient rarement de l'être davantage. Ceux-ci avaient la charge de tenir en laisse deux lévriers. Bientôt l’un de ces valets qui aperçut Renard se met à crier à haute voix à l'autre ;
- Délie les chien, délie les chiens ! 
Renard comprend en un instant le danger et au lieu de tenter une fuite devenue impossible, aborde résolument le Frère convers, qui s'adressait à lui ;
- Ah  ! méchante bête que ce renard, s’en est fait de toi !
- Sire religieux, dit Renard, vous n'ête pas un juge et aucun ne doit être privé de son droit. Ne voyez-vous pas qu'entre les autres chiens et moi, nous courons une course et un enjeu que gagnera le premier ? Si vous lâchez les deux chiens, ils m'empêcheront de disputer le prix, vous en aurez tout le blâme.
   
Le Frère convers, homme simple de sa nature, réfléchit, se gratta le front  comme à son habitude ;
- Par Notre-Dame, dit-il, ce damné Renard pourrait bien avoir raison. 
 
Il ne lâcha donc pas les lévriers, et se contenta de souhaiter bonne chance à Renard. Celui-ci, pressant alors le pas, s'enfonce dans les taillis et, toujours poursuivi, s'élance dans une plaine que terminait un large fossé. Le fossé est à son tour franchi, et les chiens, après un moment d'incertitude, perdent sa pistes et s’en retournent. Mis à l'abri de leurs dents cruelles, Renard put enfin se reconnaître. Il était épuisé de fatigue mais il avait mis en défaut ses ennemis et si quelques heures de repos ne le rassasièrent pas, au moins, elles lui rendirent sa légèreté et toute son ardeur de chasse et de maraude.
par Spectre publié dans : Contes et légendes communauté : Littérature Jeunesse
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

En ce moment




Album photos

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus