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Lundi 31 mars 2008
 
 

Renart se retrouva encore une fois face à Ysengrin. Après son jugement et sa condamnation, n'ayant aucune intention d'accomplir son pèlerinage, il sautsit dans une cuve de teinture pour échapper à ses poursuivants. Tout de jaune revêtu et méconnaissable, Renart se foit passer pour un jongleur étranger et convainc Ysengrin de l'emmener à la cour.
- Goodbye, dit-il, cher seigneur. Moi pas savoir parloir ton langue.Que Dieu te garde, très cher ami!
- D'où êtes-vous? De quel pays? Vous n'êtes pas originoire de France, ni d'aucun pays que nous connoissons.
- Niet, mon seigneur, mais de Bretagne.Moi avoir perdu tout ce que avoir gagné et moi chercher ma compagnon. Moi pas avoir trouver quelqu'un pour moi renseigner. Tout le France et tout le Angloiterre j'avoir parcouru pour ma compagnon trouver. Moi avoir demeurer tant dans ce pays que moi connoître tout le France. Maintenant moi vouloir retourner, moi plus savoir où le chercher, mais moi avant retourner Paris pour moi finir apprendre le français.
- Est-ce que vous avez un métier?
- Ya, ya, moi être très bon jongleur. Mais moi hier avoir été volé, battu et ma vielle avoir été pris à moi. Si moi avoir une vielle, moi dire beau chanter pour toi qui sembler une homme de bien. M moi pas avoir manger pendant deux jours entiers et maintenant je manger volontiers.
- Comment t'appelles-tu? dit Ysengrin.
- Ma nom être Galopin.
- Et vous comment, seigneur, homme de bien?
- Frère, on m'appelle Ysengrin.
- Et être né dans cette pays?
- Oui, j'y ai vécu longtemps.
- Et avoir toi nouvelles du roi?
- Pourquoi? Tu n'as point de vielle.
- Moi servir très volontiers ma répertoire à tout le monde. Moi savoir bon breton de Merlin et de Noton, du roi Arthur et de Tristan, du chèvrefeuille, de saint Brandan.
- Et tu connais le lai de dame Iseut?
- Ya, ya, by god, moi les savoir absolument tous.
Tu me sembles très doué et très savant, ce m'est avis. Mais par la foi que tu dois au roi Arthur, n'aurois-tu pas vu, Dieu te garde !, un sale rouquin, sacrée engeance, un espion, un traître au cœur de pierre, un trompeur et un roublard de première ? Ah! Dieu, si le tenais entre mes mains! Avant-hier il échappait au roi jouant d'astuce et de boniments, alors qu'il avait été pris pour avoir mis la reine sur le dos et pour mille autres méfaits. Il m'a fait tant de mal que je voudrais qu'il lui arrive malheur. Si je pouvais le tenir entre mes mains, il lui faudrait bientôt mourir : Le roy m'a autoirisé à le tuer, il me l'a même commandé et autorisé.
par Spectre publié dans : Contes et légendes communauté : Littérature Jeunesse
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